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Le cancer est officiellement reconnu comme une maladie génétique. Toutefois, la position selon laquelle le cancer est causé uniquement par la mutation de gènes-clés devient de plus en plus difficile à soutenir. Les incohérences sont trop nombreuses. Progressivement, la recherche scientifique semble menée ailleurs : vers une maladie métabolique.

La grande majorité (jusqu’à 90%) des cancers est liée aux modes de vie. Jusqu'à 20% des cancers seraient dûs à des infections chroniques, 30% au tabagisme et aux polluants inhalés, 35% aux facteurs alimentaires et 20% à l'obésité.1 Malheureusement, moins de 3% de la population nord-américaine applique les règles d’un mode de vie sain.

UN VIRAGE DE 180 DEGRÉS S’IMPOSE

-          Atteindre et maintenir un poids santé : IMC entre 18,5 à 24,9 2

-          Hydratation : 1,5 litre minimum par jour 3

-          Activité physique : au moins 30 minutes par jour 2

-          Sommeil : 7 à 8 heures par nuit ET siestes au besoin

-          Activité de relaxation : au moins 15 minutes par jour (méditation,
           visualisation, yoga, cohérence cardiaque, etc.)

-          Environnement : sans perturbateurs endocriniens (pesticides, plastiques,
           cosmétiques, détergents, etc.)

Et l’alimentation, c’est important ?

Le Dr Béliveau n’a cessé de le répéter : nous devrions manger plus de 5 portions de légumes variés par jour et diminuer notre consommation de viande rouge, mais, afin de bien comprendre le rôle de l’alimentation dans le cancer, il faut entrer au cœur de la cellule cancéreuse et de son métabolisme.  Il semblerait que toutes les cellules cancéreuses remplacent la respiration normale de l’oxygène par la fermentation des sucres. Les mitochondries, de petites usines qui utilisent l’oxygène pour fabriquer l’énergie, ne sont plus fonctionnelles à l’intérieur des cellules cancéreuses. La fermentation des sucres représente alors la seule méthode permettant de leur assurer la production d’énergie requise à leur croissance.

D’ailleurs, plus le taux de glucose est élevé, plus la tumeur se développe rapidement. Une fois installées dans l’organisme, les cellules cancéreuses consomment de 10 à 50 fois plus de sucre. Elles ont un appétit féroce pour tous les types de sucre (glucose, fructose, saccharose, miel, jus de fruits, malt d’orge, sirop, fruits secs, sucralose, pomme de terre, sucre de canne, amidon, céréales, farine…). 4

Ces résultats supportent ce que d'autres chercheurs ont observé chez les patients cancéreux en général. Ceux qui mangent des aliments plus sucrés sont plus susceptibles de développer des métastases.5  Notre alimentation moderne fournit à notre corps plus de sucre que dans toute l'histoire de l'humanité. C'est un poison pour nous et l'élixir de vie pour la cellule cancéreuse.

Les cellules cancéreuses sont exclusivement dépendantes au sucre et sont incapables d’utiliser les gras (corps cétoniques) pour assurer leur survie, contrairement aux cellules saines. C’est pourquoi les études sur le régime cétogène (dépourvu de glucides) se multiplient et donnent des résultats très encourageants.6-7-8

L'INTÉRÊT DU JEÛNE

Une étude a été menée auprès 3088 femmes chez lesquelles était diagnostiqué un cancer du sein invasif. Après une période de surveillance de 11 ans, les résultats ont démontré qu'un jeûne nocturne de plus de 13 heures par nuit est associé à une baisse de 36% de risques de récidives. Arrêter de manger, par exemple, de 19 heures à 8 heures du matin pourrait diminuer efficacement le risque de récidive du cancer du sein. 9

De plus, il a été démontré que le jeûne de 48 à 120 heures réduisait efficacement et rapidement les taux d’IGF-1 (une protéine impliquée dans certaines formes de cancer) tout en sensibilisant les cellules aux agents chimiothérapeutiques.10D’autres études démontrent que le jeûne protégeait les cellules normales contre la chimiothérapie. Le jeûne non seulement ne protège pas les cellules cancéreuses, mais les rendaient plus vulnérables. 11

Notre survie est principalement liée à notre faculté d’adaptation.

Hier, ne survivaient que les plus forts, demain, ne demeureront
que les plus sages.

 

 

Anaëlle Juaire, ND.A

819.758.0381

facebook.com/anaellejuairenaturopathe

 

 

 

 

Références

1-        Aggarwal et al., 2009

2-        R. Beliveau, D. Gingras. Prevenir le cancer – Comment réduire les risques. Ed. Trécarré. 2014

3-        Stookey JD, et al Cancer Epidemiology, Biomarkers  & Prevention 1997;6:657-658

4-        Integr Cancer Ther. 2003 Dec;2(4):315-29.Boyd DB.

5-        Lorenzo Cohen of the University of Texas M.D. Anderson Cancer Center: published in the Journal Cancer Research

6-        British Journal of Cancer. 2003 Oct 6; 89(7): 1375–1382. Role of glucose and ketone bodies in the metabolic control of experimental
            brain cancer.
T N Seyfried

7-        O. Warburg ‘’On the origin of Cancer Cells’’, Science, vol.123,no 3191

8-        Lise alschuler and Karolyn A Gazella, the definitive guide to cancer: an integrative approach to prevention, treatment and healing.
            New York celestial arts, 2010

9-        JAMA Oncol. 2016 Aug 1;2(8):1049-55. doi: 10.1001/jamaoncol.2016.0164.Prolonged Nightly Fasting and Breast
            Cancer Prognosis.Marinac CR1, Nelson SH2

10-     Fasting and Caloric Restriction in Cancer Prevention and Treatment. Brandhorst S1, Longo VD

11-     Cell Press. Prolonged Fasting Reduces IGF-1/PKA to Promote Hematopoietic-Stem-Cell-Based Regeneration and Reverse
            Immunosuppression. Chia-Wei Cheng